Chirurgie accomplissement tunisie

Le blog de la chirurgie esthétique en Tunisie

Chirurgie d’aliénation

le 10 mai 2012

La chirurgie esthétique aurait de graves impacts sur la personnalité

Il y a plusieurs années une publicité en faveur des artisans coiffeurs avait pour message qu’en changeant de coiffure, on changeait aussi d’état d’esprit. En mieux, évidemment.

Toutes proportions gardées, c’est aussi ce que l’on peut attendre de la chirurgie à vocation esthétique qui permet de transformer le visage ou la silhouette.

Or, des psychologues américains, dont les constatations sont reprises par le site d’actualités Atlantico, nous disent aujourd’hui que cette médecine à de graves impacts sur la personnalité.

Le maitre mot de cette enquête est celui d’aliénation. A l’issue de l’intervention et au sortir de la période de cicatrisation qui révèle le nouveau visage, certains patients ne se reconnaissent plus et on le sentiment aigu qu’ils abritent l’identité d’un autre.

La volonté d’être plus beau en voulant ressembler à un individu qu’on admire (la star de cinéma ou de la chanson) aboutit parfois au contraire à la conscience d’être parasité comme dans le cas de certains greffés.

A l’instar de certaines personnes transplantés, le patient de la chirurgie plastique a perdu la perception de soi-même et ne se retrouve pas dans la nouvelle personnalité qui résulte de l’opération.

La chirurgie plastique ne transforme pas l’être

Faut-il croire ce que nous disent ces spécialistes américains du psychisme ? Pour celui qui travaille dans le milieu hospitalier notamment pour un acteur majeur de la  chirurgie esthétique en Tunisie , cette étude a des conclusions assez exagérées.

D’abord, parce qu’elle s’appuie sur un présupposé que l’expérience quotidienne remet en question. Contrairement à ce qui est dit, les personnes qui font de la chirurgie n’ont pas forcément le désir ardent d’aboutir à une transformation radicale et encore moins à ressembler à une personne connue.

Le chirurgien esthétique est sommé de trouver une solution pour corriger l’anomalie, et d’atténuer par l’intervention modificatrice les effets physiologiques d’un membre « anormal » plus que d’offrir un nouveau visage ou un nouveau corps.

Il est bien vrai que la cause agissante de la prise de décision de subir une intervention est psychologique tout comme l’est son retentissement attendu sur la vie du patient. Mais il s’agit souvent de gommer une imperfection qui rend la vie relationnelle difficile ou le support de son propre corps éprouvant.

Du coup, il n’est pas sur que le patient typique de la chirurgie esthétique et réparatrice attende un bouleversement profond de son être de l’acte médical qu’il consent à payer parfois fort cher. Là où les attendus de cette étude américaine sont pertinents, c’est dans ce rappel qu’ils nous font sur la modestie que l’on doit avoir par rapport à cette médecine.

Elle n’a pas pour vocation de nous faire autre que ce que nous sommes, il y a dans l’être quelque chose d’irréductible à l’apparence physique.

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